Exploiter des échantillons de roches (PAF du 05/04/2012)

La formation  “Exploitation pédagogique d’échantillons de roches” a eu lieu le 05/04/2012 à l’EOST de Strasbourg.
Partant de la nécessité pour les sciences et les SVT en particulier de se baser sur le réel, en l’occurrence les roches, pour construire des notions ou des théories et du constat que les échantillons sont peu utilisés en classe, le but de cette formation est de favoriser leurs utilisations. Les intervenants, Armelle Baldeyrou-Bailly et Benoît Thiébaut, ont essayé de montrer que l’échantillon macroscopique de roche peut être exploité à différents stades de la démarche expérimentale. Pour poser un problème, pour proposer des hypothèses ou apporter des arguments. En somme savoir tirer des informations des échantillons de roches pour appuyer son cours de sciences de la Terre en collège et en lycée.
L’exploitation à l’œil nu ou à la loupe à main, devrait aboutir à une diagnose raisonnée de l’échantillon : type de roche, éventuellement un nom et surtout à une discussion sur les processus de genèse et de mise en place de la roche. Dans l’idéal, savoir faire parler les roches. Cette formation a été l’occasion de revoir quelques termes associés à la description et à la classification des roches et quelques mécanismes à l’origine de leur mise en place.

La place particulière de l’échantillon : Il est souvent difficile d’utiliser seul l’échantillon macroscopique dont l’étude se situe entre le contexte géologique ou l’affleurement et la lame mince. Ce que l’on étudie provient de l’une ou l’autre de ces échelles. On observe, le plus souvent, soit des éléments du domaine de l’affleurement, à petite longueur d’onde comme les laves cordées, permettant d’observer une mise en place ou une érosion particulière. Soit des éléments du domaine de la lame mince quand les minéraux sont visibles au niveau macroscopique.
Mais cette échelle d’étude permet de mieux apprécier certaines textures comme un litage ou une schistosité par exemple en donnant “du recul” sur la lame mince. Elle permet l’étude de fossiles macroscopiques. L’échantillon macroscopique permet de réaliser certaines manipulations de dureté, de densité, de porosité, de perméabilité, de gélifraction…

L’analyse d’un échantillon : passe en général par plusieurs étapes :
– L’observation à l’œil nu et à la loupe à main
– La description : nécessite du vocabulaire pour décrire ce que l’on observe
– La détermination du type de roche : Sédimentaire, magmatique, métamorphique à l’aide
– de la présence de structures particulières : minéraux, matrice, ciment, fossiles, bulles, nodules…
– de la texture (bien qu’elle se décrive en principe au MO) grenue, microlithique, foliée, litée, schistosité…
– D’une chimie particulière (HCl)
– Des propriétés physiques (dureté…)
– D’une minéralogie spécifique (Ex : grenat que dans roches métamorphiques)
– Nommer la roche si possible, ce qui nécessite en général d’identifier un ensemble de minéraux, grâce à différents critères visibles
– La géométrie (sphérique, cubique, trapézoïde, en baguettes, en plaques…), la couleur, l’éclat (métallique ou non, irisé…), l’aspect (translucide, vitreux, brillant, terne…), la déformation…
– La dureté
– La présence de macle
– En tirer des informations sur son histoire, sa genèse…

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